Le 11 septembre 2016, XVIIe dimanche après la Pentecôte




Chers amis tout court !

            Quel est le Bien Commun de notre communauté ? Sur quoi pouvons-nous nous appuyer, nous ressourcer, pour raffermir ce qui nous unit et nous rassemble, bon an mal an, chaque dimanche ?

Jean Madiran, journaliste, essayiste et grand défenseur du catéchisme, des Saintes Ecritures et de la messe traditionnelle tout au long de la deuxième partie du XXème siècle, interrogea Dom Gérard au détour de l’une de ses visites en Provence au monastère du Barroux – alors en construction – et lui posa cette question somme toute très simple mais dont la réponse est pourtant essentielle et fondatrice pour toute la vie du moine : « quel est le Bien Commun du monastère ? ».

Nous pourrions penser mes doux fidèles que le bien commun d’un monastère bénédictin se résume à la vie de prière et liturgique des religieux, ou encore qu’il se détermine au regard de la vie de charité entre les moines. La réponse du Père Abbé fut bien plus large et englobante : « Le Bien Commun du monastère, c’est la Règle de Saint Benoît qui régit notre vie communautaire et personnelle. L’harmonie et la paix entre les frères moines, le rayonnement spirituel de l’abbaye, la qualité de notre labeur et de nos prières se mesurent à cette fidélité que nous avons à la Règle. »

Le Bien Commun de la chapelle Sainte Rita trouve ses racines dans notre attachement aux principes premiers qui ont fait naître notre communauté dominicale : amour de la liturgie traditionnelle, volonté de bénéficier de ses richesses, désir d’en défendre les trésors, attachement à en partager les fruits autour de nous.

Samedi prochain, il s'agira de NOTRE rentrée ! Il ne s'agira pas pour nous et pour notre communauté d'un samedi anecdotique : je me permets de vous le répéter. Comme le premier pas du fiancé vers sa promise ou comme la première enjambée du parachutiste qui s'élance hors de l'avion, ce samedi 17 septembre aura toute son importance : il fixera l'allure de notre année paroissiale et donnera le ton pour les mois à venir. Hors cette année mes amis, je la veux belle, conquérante et gracieuse pour nous tous.

C'est pourquoi je réclame chez chacun de vous un supplément d'âme pour participer au Bien Commun de notre communauté en ayant à cœur de faire venir vos connaissances de tout horizon à l'occasion de cette soirée festive et de chrétienté !

En donnant à vivre une veillée de tradition, une soirée de chrétienté, c’est de l’amour et de la vérité en éclats que nous pouvons enchâsser dans le cœur et l’âme de notre prochain !

A nous d’être des orfèvres de la charité.
                                                                
                                                                        Votre chapelain